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4 novembre 1966 : la catastrophe de Feyzin

Le 4 janvier 1966, et l’explosion des sphères de propane de la raffinerie ont marqué les mémoires : celle des sapeurs-pompiers, des employés, ainsi que celle de la population civile locale et nationale.

Première catastrophe industrielle de ce type en Europe, cette tragédie a fait évoluer la doctrine et les matériels de secours, mais aussi la législation par des plans de prévention des risques technologiques combinant culture du risque et développement durable. Ce jour-là, une mauvaise manœuvre des techniciens de la raffinerie provoque une fuite sur une sphère de propane.Le gaz est enflammé par une voiture passant sur une route parallèle à l’autoroute. Le feu se transmet à une sphère de stockage de propane.

Les pompiers de Lyon et ceux de Vienne sont appelés sur place, mais la première sphère explose, formant une boule de feu de plus de 400 m de haut, tuant 7 pompiers de Lyon, 4 de Vienne et 7 employés de la raffinerie. Plus de 80 autres personnes ont également été blessées.

L’accident a ensuite entraîné l’explosion d’une seconde sphère de stockage. Les autres, contenant du butane, ont pris feu mais n’ont pas explosé. Ce n’est que deux jours plus tard que l’incendie parvient à être maîtrisé. Les 1500 logements à proximité ont été soufflés par l’explosion, cassant les vitres et faisant tomber les plafonds de plâtre.

À noter, l’évolution des techniques et du matériel depuis cette époque : depuis les années 1980, la Cellule Mobile d’Intervention Radiologique et la Cellule Mobile d’Intervention Chimique équipent les sapeurs-pompiers d’une tenue spécifique pour lutter contre les risques technologiques et industriels dans le département du Rhône.

Aujourd’hui, au sein du SDMIS, 200 pompiers de la spécialité NRBCE s’entraînent également à faire face à la menace terroriste d’emploi de matières nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosives à des fins malveillantes.

Casque de sapeur-pompier décédé en service commandé lors de la catastrophe de Feyzin. La puissance de l'explosion est visible dans les déformations qu'a subit l'objet.

Ce casque en acier chromé et nickelé d’une des victimes de la catastrophe de Feyzin témoigne de l’intensité de l’explosion survenue le 4 janvier 1966.

Galerie photo : G. Vermard.
Vous pouvez également retrouver ici
la vidéo de l’INA de l’explosion.

Carte postale en noir et plan de Lyon-Saint-Just : Monument des Pompiers au Cimetière de Loyasse

Le cimetière de Loyasse, situé sur la colline de Fourvière, comporte deux monuments distincts dédiés aux sapeurs-pompiers et aux policiers. C’est après la mort successive de plusieurs sapeurs-pompiers dans l’exercice de leurs fonctions entre 1851 et 1883 que le maire, Antoine Gailleton, décide qu’un monument soit érigé à leur gloire. Ces lieux de mémoire montrent l’attachement que portent les autorités et la population de la Ville de Lyon au Corps des sapeurs-pompiers.

Construit par Abraham Hirsch, architecte de la Ville, ce monument a été inauguré le 30 octobre 1896. Situé dans l’axe de l’entrée principale, il est composé d’une stèle de 5 mètres de haut, sous laquelle se trouvent un ossuaire et un caveau. Les dépouilles de 16 sapeurs-pompiers morts au feu depuis 1851 y sont conservées.
Depuis, les sapeurs-pompiers du Rhône et de Lyon y sont invités chaque 4 janvier pour honorer la mémoire de leurs camarades décédés à Feyzin et des autres victimes du devoir.
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