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Blouse Paulin

Longtemps, l’utilisation d’un tissu imbibé d’eau ou de vinaigre, placé devant le nez et la bouche, a représenté la seule protection contre les fumées nocives. Chef de corps à Paris, le lieutenant-colonel Gustave Paulin élabore en 1835 un appareil respiratoire qui se révéle si efficace qu’il ne fut retiré du service qu’en 1893 !

Ce matériel, connu sous le nom de « blouse Paulin », était constitué d’une large casaque en cuir couvrant la tête et le torse du porteur. Une lucarne équipée d’un verre demi-cylindrique permettait d’avoir une assez bonne vision. La blouse était resserrée à la taille et aux poignets et deux bretelles passant entre les jambes du sapeur l’empêchaient de monter lors des déplacements. Un tuyau flexible amenait l’air frais au porteur. Cet air était fourni par une pompe à incendie ordinaire fonctionnant à vide. Le débit d’air envoyé à l’appareil étant supérieur à celui respiré normalement par le sapeur, la blouse était en surpression par rapport à l’atmosphère ambiante évitant, en principe, la pénétration des gaz délétères dans le scaphandre.

Cet appareil fut utilisé par les sapeurs-pompiers lyonnais au moins dès de 1840, date à laquelle les journaux mentionnent pour la première fois son utilisation dans un sauvetage, rue Tupin.

Cet exemplaire a été utilisé par le corps des Sapeurs-Pompiers d’Ecully au XIXe siècle. Après avoir passé quelques années en réserves, il subit une restauration complète en 2011 lui permettant d’être à nouveau exposé.

Exemple de pompe pouvant servir à acheminer de l'air jusqu'à la Blouse Paulin.